Compagnie Ribac-Schwabe

Marguerite Ida and Helena Annabel Opéra

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crédit photos : Guy Vivien


Marguerite Ida and Helena Annabel Opéra

Création en avril 2000 au Forum Culturel du Blanc-Mesnil
D’après Doctor Faustus Lights the Lights de Gertrude Stein
Un opéra pour voix soliste et orchestre de chambre

En écoute
I am I (Ribac/Stein)
Chant : Eva Schwabe
The Saint (Ribac/Stein)
Chant : Eva Schwabe

Argument

C’est en 1938 que Gertrude Stein écrivit Doctor Faustus Lights the Ligths, un livret d’opéra qu’elle destinait au compositeur américain Virgil Thomson. Déprimé par la guerre qui éclata en 1939, le compositeur négligea le livret et la partition ne vit jamais le jour. Néanmoins, ce texte fut adapté pour le théâtre par de nombreuses troupes et metteurs en scène à partir des années 60 et notamment par le Living Theater dont ce fût la première production.

Il semble peu probable que Doctor Faustus Lights the Lights ait été pour Stein l’occasion de dialoguer avec Goethe et de traiter le rapport entre le mal et la connaissance. Stein connaissait surtout le mythe faustien grâce à l’opéra de Gounod qu’elle avait découvert lorsqu’elle était enfant. L’imagerie un peu désuète du diable est d’ailleurs perceptible dans la façon dont Faust (toujours accompagné d’un chien qui dit “ thank you ”) et Mephisto sont représentés.

En fait, Gertrude Stein s’est surtout intéressée au personnage féminin du mythe faustien et pour cela elle a inventé une héroïne aux quatre prénoms : Marguerite Ida et Helena Annabel. La construction de son identité et les rapports qu’elle entretient avec les autres personnages sont les enjeux centraux du livret. Dans l’opéra, tous les gens parlent de l'héroïne (le public, des admirateurs anonymes, des commères etc...) et font d’elle une star moderne, une sainte, un personnage que tous admirent et dont la grâce irradie.

L’autre sujet majeur de l’opéra est la lumière : Gertrude Stein a vécu à Paris et elle a écrit Doctor Faustus Lights the Lights en 1938 soit un an après l’Exposition Universelle de 1937 qui vit le triomphe du pavillon de l’électricité et la confection par le peintre Dufy de la gigantesque fresque La Fée Electricité.. Dans son livret, Faust manipule les lumières et acquiert des pouvoirs grâce à l’électricité. Le parallèle est évident et c’est pourquoi Marie Claire Pasquier, spécialiste de l’œuvre de Stein, a intitulé sa traduction Faust ou la fête électrique.

Nous avions déjà monté cet opéra en 1991 avec le metteur en scène Didier Doumergue (par ailleurs coauteur du livret), lors du Festival Harlekin Art à Metz.

Équipe

Musique, mise en scène : François Ribac
Livret : Eva Schwabe, Didier Doumergue
Adaptation française : Marie Claire Pasquier
Assistant à la mise en scène : François Prodromides
Lumières : François Ribac et Chaker Mahjoub
Costumes : Christelle Morin
Réalisation des décors : Philippe Barbier

Chant : Eva Schwabe
Comédien : Lyazid Khimoum

Son : Charles Frossard
Régie lumière : Chaker Majhoub, Valérie Allouche
Régie plateau : Philippe Barbier, Patrick Laroche-Lardont
Chargée de diffusion : Sophie Perrimond
Attachée de presse : Anne Gueudré
Administration : Laurence Baldy

Bande musicale enregistrée et mixée au Studio Mesa par Charles Frossard et François Ribac
Flutes : Sylvaine Candille
Clarinettes : Francis Touchard
Saxophones : Frédéric Saumagne
Trompettes : Yann Martin
Accordéon : Pascal Pallisco
Voix additionnelles : Eva Schwabe
Basse, guitares et samplers : François Ribac

Production

Compagnie Ribac/ Schwabe, Forum Culturel du Blanc Mesnil, Centre de Bords de Marne, Fonds de Création Lyrique. Avec le soutien de la DRAC Ile de France-Ministère de la Culture, du Conseil général de Seine Saint Denis et de l’ADAMI.

Marguerite Ida and Helena Annabel Opéra est disponible en CD sur le label No Man’s Land nml 9319, (Editions Review Records).

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